La pratique quotidienne Après la théorie : Les compétences et le savoir par les pratiques documentaires ?

(actualisé le ) par Alain Gurly

Avertissement

Je constate souvent combien les documentalistes sont
réticents lorsqu’il s’agit de dire ce qu’ils font dans leur pratique quotidienne. C’est peut être parce qu’ils n’ont pas l’habitude qu’on leur donne la parole et qu’ils se demandent toujours s’ils font bien ce qu’ils doivent
faire quand ce n’est plus du genre animation ou médiathèque. Cependant il est vrai que l’on manipule, en ce qui concerne la pédagogie en CDI, plus souvent la théorie que la pratique. Or nous ne ferons avancer les
choses qu’en pratiquant, avec conviction et quotidiennement, malgré toutes les difficultés, notre métier de Professeurs de Documentation.

Principes de travail

Principe de base et intangible : les élèves qui arrivent au CDI en cours régulier pour acquérir les bases, et la méthodologie de la recherche documentaire ne viennent que pour cela. Il ne s’agit pas de détourner ces heures à d’autres fins, même louables.

Les professeurs de discipline qui veulent participer fournissent les thèmes de recherche centrés sur leurs programmes et fournissent une aide pédagogique lorsqu’ils sont présents dans le CDI ainsi que , lorsqu’ils le désirent, la correction des travaux demandés aux élèves. Cette participation en présence physique dans le CDI est, pour cette année, aléatoire. Nous ferons mieux si possible l’an prochain. (Voir plus loin.)

La correction demande que les collègues soient au courant des principes de base de toute méthode de recherche. Il ne s’agit plus d’évaluer en fonction de la discipline mais en fonction de la capacité de recherche des documents. Nous avons la chance d’avoir des collègues qui depuis dix ans s’intéressent à ce genre de chose...

Et les jeunes profs de discipline qui arrivent sont assez curieux de savoir ce qui se mijote dans les « cours de CDI » ! !... Car on ne leur en dit mie dans leurs formations d’IUFM, ce qui est un peu fort de café, mais enfin, il faut faire avec. Personne ne leur a jamais expliqué que dans le domaine de la pédagogie de la Recherche Documentaire, nous ne pouvons pas faire grand chose sans eux, et eux, sans nous

Le saupoudrage de pratiques sans aucun suivi, ni aucune régularité ne sert pas à grand chose sauf à se donner bonne conscience. Il faut persévérer toutes les semaines, avec régularité, sans chercher un rendement immédiat sous quinze jours ou trois semaines . Il est vrai qu’au Collège on peut se payer ce luxe de la lenteur d’apprentissage, alors profitons-en !

Cela signifie aussi qu’il faudrait pour bien faire que tous les Documentalistes soient Profs et que tous les Profs fassent de la Documentation ! Vaste programme !

Par Par conséquent, il faut montrer sans relache en le pratiquant tous les jours ce que peut donner une telle pédagogie.

Dans les cas, rares, où les profs de la classe ne fournissent rien, on propose les thèmes nous mêmes en fonction des programmes... ! ! On va pas se laisser abattre pour si peu.

Attention aux thèmes fournis par les collègues bien intentionnés mais peu au courant , du genre : « Le rôle de la femme dans la littérature du Moyen Äge » ou bien « L’influence de la langue anglaise dans la poésie de Mallarmé ». J’ai connu ça dans un lycée. Il faut être réaliste et trouver des sujets de recherche documentaire convenables. La philosophie du travail de base demandée aux élèves est uniquement centrée sur la recherche documentaire c’est-à-dire surtout sur l’intelligence et la compréhension des compétences que requiert la recherche documentaire.

Au collège, et depuis peu dans l’école primaire de la ville, étant donné l’écroulement considérable des capacités de lecture, l’essentiel du travail de base demandé aux enfants réside d’abord et surtout dans l’acquisition d’un vocabulaire, vocabulaire dont les enfants manquent cruellement. Il s’agit donc d’abord de leur faire acquérir par la discussion, par la consultation d’ouvrage de référence, le vocabulaire adapté à leurs thèmes de recherche, ainsi que la compréhension de ce vocabulaire. Ceci est point de départ incontournable de tout le travail. Il dure généralement la totalité du premier trimestre de l’année scolaire et même plus avec certaines équipes d’élèves. On module sans arrêt selon les niveaux et les groupes.

Le travail d’acquisition de vocabulaire se continue évidemment après la phase de discussion, et d’utilisation des usuels, par le développement de la recherche de descripteurs adaptés en utilisant le thésaurus Motbis inclus dans BCDI et malgré son récent appauvrissement .

Lorsque cette phase très longue a été acquise, le groupe passe alors à la recherche proprement dite des notices pertinentes dans BCDI. Selon la force et le niveau des élèves, on peut leur faire acquérir l’usage et la pratique des opérateurs booléens. Sinon on peut très bien en rester à une recherche simple surtout avec les petits élèves de sixième. Il faut, c’est vrai, adapter sans arrêt la théorie à la pratique et à la réalité quotidienne. C’est peut être là le fondement même de la didactique de notre transdiscipline !!

À ce stade on leur fait dresser une bibliographie par descripteurs utilisés, bibliographie qui ne comprend que les ouvrages et que les documents issus de la banque locale du CDI.

Ensuite et seulement ensuite, les élèves seront conviés à faire une recherche sur Internet de façon à attester leur pré-connaissance du sujet. Il leur est seulement demandé, à l’aide d’un moteur de recherche, moteur qui peut être différent selon les groupes de travail, de trouver -si possible, mais on peut vérifier à l’avance- deux à trois sites bien ciblés par rapport aux thèmes de recherche pour chacun des groupes... On peut alors même demander aux élèves de spécifier pourquoi les sites qu’ils ont sélectionnés sont bien adaptés à leur thème de recherche. Sur tous ces points, vous avez des détails sur ces pages, dans la section « Réponse à des questions » et la section « Essais » (bientôt en ligne) et des exemples de fiches de travail dans le lien FICHE de l’index fenêtre de gauche, ou le bouton Fiche de la page d’accueil.

Organisation

Du point de vue de l’organisation matérielle du travail, les classes viennent une heure par semaine aux CDI. Chaque classe est divisée en deux groupes d’élèves. Cela fait donc pour chaque élève une heure par quinzaine, ceci évidemment pour donner un encadrement maximal aux élèves et aussi parce que le nombre d’ordinateurs ne permet pas de faire travailler plus de groupes.

Cette demi-classe est elle-même divisée en groupes de deux à trois élèves à qui on donne un thème de recherche différent. Les thèmes de recherche sont différents dans les groupes de la demi classe, mais évidemment peuvent être les mêmes pour les groupes de l’autre demi classe. Les professeurs, généralement de matière d’éveil, comme surtout l’histoire géographie, les SVT, physique, ou même langues, donnent des thèmes qu’ils pensent être en rapport avec les activités menées dans leur classe. Il y a, au CDI, 12 ordinateurs en réseau pédagogique, et en réseau Internet, disposant d’un bon nombre de logiciels, dont BCDI évidemment et l’Encyclopédie AXIS. La salle informatique en comporte 12 de plus en réseau aussi et on y accède assez facilement à partir du CDI, ce qui est intéressant parce qu’on peut faire les démos dans cette salle où est installé un vidéo projecteur.

Le travail fait aux CDI ne concerne que l’apprentissage de la recherche documentaire. La sortie sur un exposé, une exposition, voire la fabrication d’une publication de type plaquette, de type page Web, se fait toujours avec la collaboration active du ou des professeurs de la classe. Il faut considérer que c’est le boulot des élèves avec à la base un projet précis encadré par les collègues. Là aussi, la phase de mise en communication de la recherche et de ses acquis ne peut être accomplie valablement qu’avec la collaboration active des professeurs de discipline. Le CDI fournit alors le support technique.

Cela n’est pas toujours facile à réaliser, et, de toutes façons, il est souvent difficile d’arriver dans une année scolaire, pour un seul thème de recherche, jusqu’à l’aboutissement sous forme d’exposés ou autres. Mais, en tout état de cause, le travail du professeur documentaliste a été fait, puisqu’il a réalisé un apprentissage de la recherche documentaire avec des élèves qui lui sont confiés en tant que professeur et pédagogue, avec la collaboration des autres collègues de discipline.

Le travail qui consiste à pratiquer des prises de notes ou des exposés relève essentiellement des collègues de discipline, et vient après la phase de recherche... C’est évidemment un point de vue qui se discute, mais le professeur documentaliste ne peut pas être l’homme (ou femme) orchestre qui fait tout de A à Z.

Ce n’est ni concevable, ni raisonnable, ni pratiquable..

On peut considérer, surtout avec les petites classes des collèges, que lorsqu’on est arrivé à faire acquérir aux élèves les vocabulaires indispensables à l’interrogation sur un thème de recherche, lorsqu’ils ont compris et intégré la signification de ce vocabulaire, une grosse part du travail pédagogique de documentaliste a été faite. Si on est arrivé en même temps, à leur faire comprendre la méthode d’interrogation d’un logiciel de gestion documentaire type BCDI, leur donner des capacités de tri et de choix qui dérivent de la compréhension des résumés et des notices lues à l’écran, on peut alors valablement leur faire interroger un moteur de recherche sur Internet à propos du même sujet, car alors ils seront capables de déterminer si les sites correspondent bien au thèmes qu’ils ont à traiter.

En fonction de ces buts, et de ces objectifs, nous adaptons les méthodes, les fiches de travail ainsi que les sujets à tous les groupes de travail dans les différentes classes. Aucun des groupes ne peut être traité de la même façon, ce qui demande évidemment un encadrement de tous les instants. Un tel travail ne peut donc se concevoir qu’avec un personnel formé et suffisant, ainsi ,répétons-le encore, qu’avec la collaboration effective des collègues de discipline.

Il ne peut se concevoir aussi, cela tombe sous les sens, qu’avec l’assentiment et le soutien du chef d’établissement. Nous avons l’intention, pour l’année scolaire prochaine, de demander à notre Chef d’Etablissement, en fonction de ses moyens, d’accorder aux collègues volontaires des heures de Recherche Documentaire Informatisée dans le cadre du projet, afin qu’ils puissent travailler en doublette avec nous et avec leurs classes au CDI dans des heures spécifiques. Il y a déjà trois ou quatre volontaires, anciens collaborateurs ou autres collègues plus nouveaux. Le problème reste celui des moyens !

Evaluation

En ce qui concerne l’évaluation, nous nous contentons d’indiquer sur les bulletins trimestriels des appréciations, ou des notations du genre A B C D, qui indiquent des compétences et un niveau méthodologique plutôt qu’un savoir. Notre problème est en effet de donner des compétences et un savoir-faire, mais il est clair que ces compétences et savoir-faire dérivent d’une compréhension du sujet qui découle elle-même directement de l’analyse des descripteurs et de la compréhension d’un vocabulaire spécifique re-situé dans le contexte du thème de recherche.

Voilà. J’ajoute que ce travail n’a rien de spectaculaire. Cela ne se visite pas !! Il n’a pas vocation de vitrine d’Etablissement ! ! C’est un patient travail de formation, de compréhension, laborieux, un travail souterrain de taupe fouisseuse. Et qui demande persévérance, courage et obstination... envers et contre tous les sceptiques, les empêcheurs d’enseigner en rond, contre tous ceux qui pensent que les CDI sont des succédanés de Foyer / Médiathèque, et contre toutes les dérives et les défaillances du système. Comme par exemple de croire que la pratique de l’ordinateur et d’Internet sans réflexion aucune et sans enseignement aboutit par magie à rendre les enfants intelligents.Cette caricature de raisonnement n’est pas si rare que ça, même chez nos mentors institutionnels.

C’est de la course d’obstacle, mais si on veut, on peut.

Il suffit souvent d’avoir la volonté suffisante pour reformer sans cesse les équipes, remotiver les volontaires défaillants, bref, casser en permanence les pieds à tout le monde, base essentielle de notre boulot de Docs... (chose que l’on oublie de dire souvent) et enfin... j’omettais l’essentiel, pardonnez moi, une santé de rhinocéros avec un moral de fer, surtout par les temps qui courent.

Propos mis sur la liste CDIdoc

Je constate que la question de l’initiation des élèves(pas uniquement des 6°) et de leur formation aux capacités de documentation et d’information interpelle beaucoup de collègues « au niveau de leur vécu ». Il y a un problème, sinon on n’y attacherait pas autant d’attention.

Les questions que je voulais soulever sont les suivantes :

1) Faut-il être à la remorque du disciplinaire et attendre paisiblement le bon vouloir des autres collègues, en le considérant comme un honneur insigne ?

2) En outre, faut-il se contenter d’une collaboration avec les Profs de discipline, même si on leur a fait des propositions alléchantes, en leur mâchant le boulot, suivies d’effets ou non, d’ailleurs.. ?

3) Et, dans tous ces cas, est-ce que les travaux ne vont pas être de type saupoudrage, non suivis, discontinus, anecdotiques, ponctuels, donc inefficaces ? Au moins autant inefficaces que si nous voulions, tous seuls, assurer des cours de documentation sans réinvestissement au niveau des disciplines ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux une collaboration organisée ET permanente, sans interruption, sans hiatus, bref... continue, qui se concrétise quotidiennement dans l’enseignement des élèves, si on veut avoir des chances de succès ?

C’est peut être utopique, mais je continue imperturbablement à penser que si les Profs se conduisaient (pédagogiquement !) comme des Docs, et que tous les Docs se conduisaient comme des Profs, qu’ils aient évidemment aussi tous les moyens de le faire, tout (façon de parler !) irait pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’enseignement... Et donc qu’il faudrait tendre vers cet objectif dans les faits quotidiens des Etablissements, afin que les pratiques de la documentation ( ou de l’information..) ne soient plus des épiphènomènes des autres disciplines, mais une activité essentielle, permanente, continue, suivie, donc susceptible d’être enfin efficace.

Alors que, maintenant, ces activités sont portées à bout de bras par des volontaires qui s’y usent la santé et le moral, convaincus qu’ils sont d’oeuvrer dans le bon sens....

Il est temps de recentrer ce débat capital pour nous, mais aussi pour l’enseignement, et de faire le point.

Car, enfin, même en laissant de côté les vrais problèmes du CAPES de Doc,etc.., il reste un problème de taille, celui de savoir si oui ou non, nous, documentalistes, parmi les autres Profs, devons enseigner les capacités d’information, et comment.

Pour moi, le raisonnement est simple (d’aucun pourront dire « simpliste »)

Depuis l’apparition des fichiers informatiques, du multimédia et d’Internet, on s’aperçoit qu’il est devenu nécessaire d’enseigner les capacités d’information. Si c’est le terme enseigner qui gêne, on peut le remplacer par autre chose : « exercer une médiation vers les capacités d’information », cela n’a pas d’importance, ce sont des « paroles verbales », seul l’objectif compte. Il me semble qu’il est difficile d’affirmer le contraire et presque tout le monde en est d’accord. Il n’est que de regarder les sites canadiens sur ces questions et apprécier déjà notre retard en la matière.

Autre constatation : ce sont les Docs qui sont en première ligne dans ce domaine, comme spécialistes de la documentation. Ils peuvent donc difficilement échapper à ce travail vis à vis des élèves, et même desCollègues, sans passer pour des fantoches. L’ère du simple accueil en CDI est révolue, même si on doit bien entendu le pratiquer. Mais c’est complètement insuffisant. On ne peut plus se gargariser de mots du genre « un espace autrement », « l’école autrement », « espace d’accueil », etc... termes fumeux qui ne recouvrent souvent que de la vacuité. On ne peut pas continuer à dire que les élèves se sentent mieux au CDI qu’ailleurs dans l’école... Ils s’y sentent mieux (peut être) si on les laisse tranquillement bricoler,rêvasser et se documenter sur des thèmes qui leurs sont chers (ex : La couleur des yeux de tel ou tel acteur, ou les bretelles de Madonna, dont on voit immédiatement la grande portée culturelle.). Le pourcentage d’élèves venant au CDI pour y travailler réellement en autonomie est ridicule, tout le monde sait cela. D’ailleurs pourquoi se voiler la face derrière des arguties, et pourquoi prétendre que les élèves apprennent seuls alors que personne ne le leur a appris ? Ce qu’on devrait faire justement, systématiquement, et pas à une portion congrue, mais à TOUS. En outre, presque tous souffrent de « troubles déficitaires de l’attention »(1), ce qui se traite pédagogiquement. Et je ne prétends pas qu’ils y trouveront toujours du plaisir, pas plus qu’à un autre cours... D’ailleurs apprendre est un vrai travail, rarement un divertissement, du moins chez nos élèves !

Et apprendre les capacités d’information est urgent, car les médias de l’information qui font valoir leur rôle informatif, « créent un nouveau problème plus grave que celui qu’ils prétendent éliminer : l’ignorance » [1]

L’ignorance parce qu’on est sûr de tout savoir quand on a reçu l’information, ce qui est faux. Pour les enfants, (et leurs parents ?), information égale savoir. C’est cette croyance qui crée les vrais ignorants, il faut extirper cela de la tête de nos élèves, et au marteau pilon s’il le faut, si on ne veut pas qu’ils soient de simples consommateurs de médias, des victimes potentielles de la démagogie et de la publicité sous toutes ses formes.

Autre constatation : les Collègues de discipline n’ont pas encore tous intégré, loin s’en faut ce type d’activité dans leurs enseignements.

Si on veut donc enseigner ces capacités, que faut-il faire, sinon s’impliquer immédiatement. ET, si on ne veut pas que ce soit un saupoudrage inopérant et inutile, il FAUT que ce soit une activité continue AVEC les Profs de discipline, formés ou à former, car la documentation ne peut pas reposer sur rien. Il ne viendrait à l’idée de personne d’enseigner les Maths (ou autre chose) épisodiquement, selon les humeurs de chacun... ou les phases de la lune ! Je répéte qu’enseigner les capacités d’information ne PEUT pas être un épiphénomène de l’enseignement des disciplines, mais un enseignement à part entière, ou bien il est voué à l’échec.

Enseigner les capacités d’information est une matière (au sens archaïque du terme) qui revêt une importance capitale de nos jours, mais qui requiert des équipes transdisciplinaires, avec participation pleine et entière des Professeurs Docs. D’où la difficulté et le problème.

Commencer à travailler ainsi, malgré tout, montrera à tous que cela peut se faire, que ce n’est pas une utopie. Et c’est ainsi que l’Institution suivra, qu’on nous prendra au sérieux comme enseignants et qu’on verra que nous y sommes indispensables. Car, comme disait il y a déjà longtemps un collègue, « dans ce métier il faut montrer qu’on peut changer les roues sans cric. On te donnera un cric....APRES ! »

Tout ce qui précède ne veut pas dire qu’il ne faut plus du tout faire de l’accueil et de l’encadrement ponctuel des élèves venant au CDI en autonomie, ni des animations, expositions et conférences, etc.. Mais il faut TOUT faire, en privilégiant notre dimension de Profs, ce qui sous-entend évidemment qu’il faut du personnel au CDI, compétent autant que possible, et des locaux adaptés. Et nous n’aurons tout ça que si nous faisons la démonstration que c’est nécessaire, voire indispensable. Ne comptons sur personne d’autre que sur nous pour cette démonstration.

Ce sera ma dernière intervention sur ce sujet que je crois capital. Tout le monde peut lire et apprécier ces arguments, qui n’ont rien de frénétiques, à sa guise. Le débat continuera sans doute encore longtemps. Mais les divergences et les atermoiments sur ce chapitre ne contribuent pas à améliorer notre image de marque : cela est sûr. Il faudrait en sortir, vite, et par le haut !!

Voilà les données du problème. Chacun doit y répondre en sa conscience professionnelle, avec les moyens qu’il a, et dans son contexte..... Nier les faits, chercher des échappatoires dans le verbalisme et des textes trop anciens ne sert à rien.

C’est seulement ainsi qu’on évitera que ce travail de formation systématique des élèves se fasse un jour (et il se fera forcément)..... SANS NOUS !!